Notre projet

mars 2, 2008 par asfep

Femmes ! Levez-vous ! Allons déloger ces mâles qui spolient nos sièges dans les assemblées ! Depuis trop longtemps la France accumule un retard considérable, en particulier depuis 1958. 63 parlements sont plus féminisés que le nôtre à travers le monde. Nous ne comptons que 18% de femmes parlementaires! Est-ce admissible ? Non ! Et pourtant… pourtant nous avons lutté, bien des fois nous avons bousculé les mœurs, dérangé le pouvoir… Il nous revient à tous en mémoire les illustres mouvements tels que le MLF, le Planning Familial…  Par respect pour nos aïeules comme Simone de Beauvoir, ou Louise Weiss, nous devons continuer ensemble cette noble lutte, qui est le salut de la femme en politique. Bien des écrits sont parus, bien des films sont sortis, bien des cris ont été entendus ! Mais la femme est toujours prisonnière de son statut, et elle n’a pas accès à ce fameux milieu homosexué, qu’est  la Politique. Nous allons prouver par ces quelques pages pourquoi nous aboutissons à cette situation, si absurde soit-elle! Ensuite ce sera à vous d’agir ! Vous ferez passer ce message féministe plein d’espoir, tel un réseau de résistance qui veut sauver l’honneur de l’Homme (et des femmes) !

« On ne naît pas femme, on le devient. »

mars 2, 2008 par asfep

Simone de Beauvoir fut, sans doute, l’une des femmes les plus influentes de son siècle. Son œuvre se divise en trois principales branches: une série de romans dont les meilleurs se situent au début de son parcours ; un vaste ensemble autobiographique commencé en 1958 et achevé en 1981; et plusieurs essais, dont Le Deuxième Sexe.

 Depuis le succès de son premier roman, L’Invitée (1943), elle n’a cessé, sa vie durant, d’occuper une place dans l’actualité et de susciter des controverses. Depuis sa parution, Le Deuxième sexe a pris beaucoup d’importance. Dans cet ouvrage elle s’oppose aux tenants de “l’éternel féminin” mais aussi aux féministes de l’époque qui niaient les différences concrètes entre les sexes. Simone de Beauvoir démontre que ces différences ont une origine culturelle et non naturelle. L’homme, a de tous temps défini la femme comme « l’autre », faisant d’elle un être incapable d’assumer sa liberté et donc un objet.

L’auteur interroge, dans un premier volume, l’Histoire, toujours dominée par les hommes, et les mythes forgés par ces derniers sur les femmes à travers les religions, les coutumes et les littératures. Dans un second volume, elle montre comment “on ne naît pas femme : on le devient”, en décrivant l’expérience vécue des femmes, de l’enfance à la vieillesse, à partir d’études de cas psychiatriques, d’exemples littéraires ou de témoignages personnellement recueillis. Elle donne une priorité  à l’action politique ce qui explique que Simone de Beauvoir refusa longtemps de se définir comme “féministe ». Pour elle, la parité en politique se fera par le socialisme.

C’est seulement à partir de 1970 que, consciente des échecs du socialisme en matière de libération des femmes, elle accepta l’idée d’une dissociation entre lutte des sexes et lutte des classes. C’est a ce moment que sa lutte commence réellement et qu’elle devient militante. En effet, Le Deuxième Sexe, surtout objet de scandale dans un premier temps, ne commença à rencontrer véritablement tout son public qu’aux États-Unis, avec le développement, dans les années 1960, du féminisme aux USA. L’ouvrage devint la base de leur protestation, et gagna l’Europe à partir de 1970. Depuis lors, en multipliant entretiens, conférences, mises au point, Simone de Beauvoir a retouché et complété les positions développées dans Le Deuxième Sexe dont elle maintient les lignes directrices. Elle a également participé à des actions militantes en faveur de la liberté de l’avortement et de la contraception.

Pendant 30 ans, la cause des femmes en politique oubliée.

mars 2, 2008 par asfep
A la fin des années 60, on constate une puissante aspiration à l’égalité. Cette aspiration est internationale. Les classes moyennes revendiquent de plus en plus des valeurs dites “post-matérialistes”(aux valeurs et aux attitudes non-matérielles). Aussi, Mai 68 critique violement la société industrielle et sa rigidité.  Des mouvements radicaux vont naitre de ces nouvelles contestations. Les décennies qui vont suivre Mai 68 sont essentielles dans l’histoire de la Femme, mais ont eu tendance à oublier l’égalité des sexes en politique, notion, qui, à l’époque, n’existait pas. Revenons sur cette période.

Tout commence une belle journée de 1970. Le 26 août, plus précisément. 9 femmes déposent une gerbe pour la mémoire de la femme du soldat inconnu, sous l’Arc de Triomphe. Ce geste ironique n’est pas apprécié des autorités. Les femmes sont immédiatement arrêtées, et lors de leur garde à vue, elles créent le Mouvement de libération de la Femme Française, le fameux MLF.

Le MLF dénonce principalement le système patriarcal*. Un système archaïque, nous en convenons tous. On remarque, dès lors, la volonté de différenciation du MLF avec ces prédécesseurs. Au moment de la première vague (avant la 2nd Guerre Mondiale), les féministes prônaient l’ « émancipation de la femme », et au moment du Baby Boom, on dénonce l’exploitation de la femme. Le sexisme (mot créé pour l’occasion) est comparé au colonialisme, au capitalisme. Rappelons que le MLF est issu de l’extrême gauche. De ce fait, on retiendra cette phrase : « Levons-nous femmes esclaves, brisons nos entraves, debout ! ». Karl Marx et Engels revendiquaient déjà, en leur temps, l’égalité des sexes, du moins la famille bourgeoise.  Les appuis de ces nouveaux mouvements sont des intellectuelles et les femmes de la classe moyenne s’expriment dans l’émission de Menie Grégoire sur RTL. La premiere victoire des féministes est de pouvoir parler des sujets tabous jusqu’alors comme la ménopause, les règles, etc.

c5.jpg
« Nous ne sommes pas des poupées », le slogan principal des mouvements féministes des années 60

Beaucoup d’autres mouvements se créent, mais aucun n’a de doctrine précise. C’est le point faible des mouvements de l’époque. On tire sur tout. Aussi, ces mouvements ne sont pas mixtes, ce qui bien entendu, va alimenter les fantasmes misogynes. Les premières oppositions à ces mouvements sont … des femmes ! Celles qui n’appartiennent pas à la  « génération 68 ».

Peu à peu, les mouvements prennent des tournures radicales. C’est « la guerre des sexes ». On refuse le terme de « fraternité », et on crée le terme de « sororité » (synonyme de fraternité mais construit sur le radical de soeur et non pas frère). Les pamphlétaires accusent les féministes d’être lesbiennes, d’avoir une agressivité castratrice. Jean Lartéguy écrit dans Lettre adressée aux bonnes femmes  que « parce qu’elles n’en ont pas, les femmes veulent aujourd’hui qu’on coupe leurs génitoires aux hommes, au nom de l’égalité des sexes ». On accuse également les femmes de vouloir créer un « homme nouveau »

Cependant, petit à petit, les mouvements perdent les appuis qu’ils avaient dans la gauche. On leurs reproche d’être trop bourgeois, « trop rive gauche ». Il est vrai que les meneuses des mouvements sont des intellectuelles, des artistes, des fraîches diplômées des grandes écoles, dont les bancs se féminisent enfin. Les mouvements sont personnifiés à travers des figures telles que, selon le magasine « ELLE » du 5 août 1974, Marguerite Duras, Simone de Beauvoir, ou Gisèle Halimi. Certains ne se retrouvant pas dans ces figures n’adhèrent pas au mouvement. C’est regrettable.

Les mouvements perdent des soutiens également parce qu’ils ont une vision relativement manichéenne de la société. On se rappelle de l’affiche du MLF dans les années 80 qui dit « cet homme est un violeur, cet homme est une homme »

Même si le MLF est de moins en moins apprécié pour sa radicalité, et qu’on évite de dire que l’on en fait partie, les « mouvements des femmes » jouissent d’une certaine sympathie de l’opinion publique, notamment grâce à des acquis législatifs. En 1974, on crée un Secrétariat d’Etat à la Condition Féminine. L’année 1975 est proclamée par l’ONU année de la Femme. Et en 1981, un Ministère des Droits de la Femme voit le jour.

Le féminisme de la seconde vague prône aussi la libération du corps. Ainsi les anti-féministes sont renvoyés dans le camp des conservateurs. Les féministes veulent l’accès à la contraception. On obtient alors la loi Neuwirth en 1967 qui autorise la contraception, mais pas l’avortement, qui sera autorisé, lui avec la loi Veil de 1975. Cependant, on a souvent oublié que ces avancées n’émanaient pas des féministes. Ceci tient selon Christine Delphy de l’antiféminisme ordinaire.Un autre succès de la « libération sexuelle » est la loi sur l’autorité parentale de 1970, qui ébranle la « puissance paternelle ».

La libération touche aussi la publicité, qui prend une nouvelle tournure vers 1980. Grâce à plusieurs tentatives ministérielles contre le sexisme dans la publicité on obtient une loi en 1985 qui interdit ce dernier, au grand damne des lobbies publicitaires. C’en est donc fini des pubs  « bien pensantes » des « Trente Glorieuses », comme Moulinex qui « libérait la femmes ».

Tout le monde le sait “Moulinex libère la femme”

On remarque néanmoins une démobilisation à partir de 1980. Les femmes sont satisfaites des acquis. Leur statut a changé, et leurs droits également. La démobilisation est due à plusieurs facteurs comme  le repli sur soi (début des 20 piteuses, après le choc pétrolier de 1973), et beaucoup de mouvements sont critiqués pour leur indifférence par rapport à  la politique, l’économie, le réel en quelque sorte… Enfin, les mouvements ont une image médiatique critiquable. 

Au milieu des années 90, notre noble cause va connaître un nouveau souffle.

L’antiféminisme, une crise identitaire?

mars 2, 2008 par asfep

Avant de s’attaquer à l’antiféministe, il serait bon de définir le féministe.C’est Alexandre Dumas (fils) qui a utilisé le mot “féministe” le premier, dans un pamphlet à la fin du XIXème siècle. Un féministe était un sujet qui souffrait d’une féminisation pathologique. Autant dire, que “féministe” allait devenir un terme péjoratif. Cette définition souligne néanmoins la peur principale des antiféministes, à savoir l’indifférenciation des sexes. Le député radical Lafagette dira, d’ailleurs, en 1925 “le féminisme, c’est à dire cette confusion des sexes qui tend non plus à l’équivalence des genres*, mais à leurs identités. Cette peur est renforcée par la mode vestimentaire des années 20-30: la Garçonne. Cette mode est incarnée en partie par des homosexuelles.

le-matriarcat-caricature.jpg
Le matriarcat caricaturé, ou les conséquences de l’émancipation de la femme

Ainsi la lesbophobie et l’antiféminisme vont se rejoindre, et on vaconsidérer unanimement le féminisme comme contre-nature et immoral.On accuse les féministes d’être responsables du désordre des moeurs. Ces dernier prônent, en effet, au début du siècle la stérilité volontaire: le droit à la femme de disposer de son corps… Comme, à l’époque, l’évolution du rôle* de la femme est rapide, quelques soient les genres, et que la France connaît un grave déclin démographique, les antiféministes tentent d’enrayer ces nouvelles idées.  

Cependant, si l’antiféminisme est synonyme d’angoisses réelles, on peut se demander s’il est uniquement identitaire ?

La société française, une société sexiste?

mars 2, 2008 par asfep
Pour ne pas tomber dans les accusations gratuites, prenons un exemple concret : Les Etablissements publics de coopération intercommunales (EPCI):
 epci.jpg 
On constate ici, que 56.1% des EPCI, regroupant moins de 5 000 habitants, ont comme directrice administrative une femme. Alors que seulement 4% des EPCI regroupant plus de 200 000 habitants ont une femme comme directrice. Le constat est clair : plus les EPCI sont importantes, moins il y a de femmes à leur tête. Pour Janine Mossuz-Lavau, cela est du au fait que « dans les petites structures où le poste de direction administrative implique un travail d’administration générale et de secrétariat, on fait volontiers de la place aux femmes »,  alors que quand les tâches deviennent politiques ou se tournent vers le management, on fait appel au « sexe fort ». Le seul, le vrai, l’unique!

Si on s’attarde un peu plus sur le tableau, on remarque que la part de femmes présidentes pour les EPCI oscille toujours entre 3% et 6% environ. La femme n’a donc pas l’honneur d’avoir les honneurs…Il est, nous l’admettons, exagéré de dire que la France est sexiste. Comme tous les pays du sud de l’Europe, la culture est légèrement machiste. Et nous bénéficions aussi de la culture gréco-latine, où la place de la femme est Ô combien enviable : au gynece !

La France a également derrière elle un long passé rural qui a beaucoup influencé la politique. En effet, on sait que le Sénat a longtemps été conservateur car majoritairement élu dans les milieux reculés, ruraux, parfois sceptiques faces aux nouvelles idées. Il n’est pas nécessaire de préciser qu’à 6 reprises le Sénat a refusé de voter la proposition de loi en faveur du vote féminin, alors que l’Assemblée nationale avait voté majoritairement pour, dans les années 1930. C’est la raison pour laquelle depuis quelques années, nous soutenons les diverses lois qui visent à faire évoluer ces mentalités très françaises, d’un autre temps, semble-t-il. 

Nos amis les hommes ont dit. . .

mars 2, 2008 par asfep
Petit retour en arrière sur les elections présidentielles de 2007… l’opposition finale entre Nicolas Sarkozy et (quelle grande surprise) Ségolène Royal! Sans considérer son appartenance politique, voici enfin une femme qui a les capacités de rivaliser avec un homme et qui est à deux doigts de devenir présidente de la République! Oh quel beau symbole: une image féminine à la tête de la France, du jamais vu ! Mais voilà dans tout débat, il y a des opposants… et dans ce débat opposant en l’occurence un homme à une femme, les échanges et les remarques n’ont pas été uniquement a but politique (malheureusement l’instinct machiste prend le dessus quoi qu’on fasse!). Voici donc quelques “perles” de nos amis les hommes à ce propos:

  • Jean Luc Mélanchon, homme politique socialiste: “ce n’est pas un concours de beauté”. Voici donc une petite réplique fort sympathique, sous prétexte que Ségolène Royal est une femme au physique avenant, on la réduit à son apparence. Bien trouvé Monsieur Mélanchon! 
  • Laurent Fabius: “Qui gardera les enfants?”. Cette petite pique assez savoureuse réduit notre candidate à son statut de mère, ainsi quand on est mère, devrait-on oublier nos droits de femmes?
  • Un journaliste de France Info demande à la présidente du conseil général du Poitou-Charente: “si elle sollicitera l’autorisation de François avant de se présenter?”. Notons au préalable que depuis 1966 les femmes peuvent exercer une activité professionnelle sans le consentement de leur mari… Pour un journaliste, avoir ce genre de propos, ça fait alors un peu… déplacé!
  • Enfin nous avons des hommes  ayant des fonctions importantes tel que Stéphane Rozès, de l’institut de sondages CSA ou François Miquet-Marty, de Louis-Harris, qui avancent des propos sur les compétences de Madame Royal sur les responsabilités sociétales, l’économie budgétaire nationale ou encore la politique nationale… compétence qu’elle n’aurait pas étant donné que c’est un milieu soi disant “réservé aux hommes” et comme dans tout milieu masculin il est difficile pour nous les femmes d’y avoir une présence crédible…

Conclusion: notre femme candidate à la présidence est une mauvaise mère qui abandonne sa famille, superficielle de surcroit, soumise à son mari et qui ne sait pas mener une politique aboutie… 

Ajoutons cependant que toutes insultes à caractère sexiste est puni par la loi grâce à l’amendement que les associations féministes et anti-homophobes ont obtenu en décembre 2004.

C’est un fait: les femmes s’engagent moins facilement que les hommes en politique…

mars 2, 2008 par asfep
Souvenons-nous d’un article précédent concernant Ségolène Royal et le déchaînement des passions masculines subies tout au long de sa campagne et même par la suite… Finalement, ces hommes n’ont pas tellement tort! Il y a bien des inégalités! Eh oui Messieurs la parité homme/femme c’est pas gagné, sûrement l’aviez-vous remarqué? Voici quelques chiffres qui vous parleront sûrement plus!  

Parlons tout d’abord de la vie de famille, première étape: bébé débarque; deuxième étape: 6 mois plus tard (après la naissance) 29% des femmes n’ont plus d’activités associatives, contre 17% des hommes. Ah! la vie de famille serait donc plus prenante pour une femme que pour un homme? En effet, malgré l’abdication du statut* du père de famille autoritaire et respecté depuis les années 1970, le statut de la femme quant à lui a peu évolué… Enfin si, les femmes travaillent et la femme d’intérieur se tourne de plus en plus vers une vie à l’extérieur! Du moins essaye, puisqu’en plus de ce nouveau statut les femmes conservent bel et bien un statut qui font d’elles avant tout des mères de famille.

Eh oui, mère de famille! En voici certes un beau rôle que celui de donner la vie (et ça messieurs vous pourrez toujours nous l’envier!) et de s’occuper avec amour et tendresse de ses enfants! Mais voilà, si je vous dis “mère de famille”, je ressens déjà votre fort inconscient parler: mère de famille = enfants = manger = cuisiner = pot de yaourt renversé = s’occuper du lave-linge = vêtements à repasser (eh oui, votre inconscient fait preuve d’une rapidité de réaction hors pair!). Tout cela fait bel et bien parti des moeurs quotidiennes, pas uniquement celles des machos primaires, puisque les femmes consacrent en moyenne 3h30 par jour aux tâches ménagères, contre 2h par jour pour les hommes.

Ainsi, tout à fait logiquement me direz-vous, le temps qu’une femme consacre à sa “vie familiale”, c’est le temps qu’elle ne consacre pas à sa vie professionnelle. Ce temps pouvant lui apporter un certain épanouissement dans sa vie de femme. C’est alors que les portes des métiers qui touchent à la politique se ferment. En effet les métiers liés à la politique demande un grand investissement  et beaucoup de déplacement, ce qui rend alors difficile de concilier vie familiale et vie professionnelle… Conscientes de ce problème, les femmes, à la base, s’engagent beaucoup moins que les hommes en politique.

Parallélement, à défaut de s’engager politiquement, les femmes hésitent moins à intégrer les associations, peut être, alors, plus proches de leurs préoccupations.

sexisme-a-lembauche.jpg
Caricature de Plantu qui met en évidence les préjugés sexistes de certains employeurs qui reflétent les moeurs de la société en général

Une évolution des normes et valeurs difficile

mars 2, 2008 par asfep
Comme énoncé dans un précédent article, la France est restée relativement patriarcale*, contrairement à ses voisins européens. Si la tendance commence à se nuancer, elle reflète néanmoins une évolution lente des normes* et des valeurs* de la société.Nous sommes tout de même le premier pays à instaurer des mesures coercitives pour laisser une place aux femmes dans la vie politique. Fichtre! Alors pourquoi en arrive-t-on à des mesures coercitives ?
Peut-être parce que la théorie d’Emile Durkheim (1858-1917) n’a pas fonctionné. Selon ce père de la sociologie, les lois qui existent sont le reflet des moeurs. Ainsi les lois découleraient de la conscience collective et des pratiques sociales. Durkheim* dit même “les moeurs ne peuvent être que la base du droit et le désaccord n’est que de l’ordre de l’exception”. Voila, nous y sommes ! La France est l’exception… Cette fameuse spécificité française! La loi sur la parité a pour but de forcer les mentalités à évoluer. Cette loi est le fruit d’une minorité, d’une culture dominante, qui veut forcer la culture populaire à évoluer. Il se crée, donc, un conflit entre les normes sociales et les normes juridiques. Les normes sociales veulent influer sur les normes juridiques et vice versa. C’est pourquoi certains partis n’hésitent pas à payer de lourdes amendes, car il ne respectent pas la loi sur la parité. Ainsi aux législatives de 2002, l’UMP a payé plus de 4.264 millions d’euros d’amende, le PS 1.651 million et le PCF seulement 124 139 euros. Ces constations rejoignent ce que nous vous déclarions dans l’article “le féminisme, une affaire de droite ou de gauche ?”, dans le sens où le PCF est “plus féministe”. Par ces amendes, on remarque que la loi n’entraine pas automatiquement un changement de moeurs, et que la loi sur la parité est en parti un échec. Le peuple est toujours souverain !

Aussi, on remarque un “antiféminisme ordinaire*” qui montre que la culture populaire, légèrement misogyne, évolue difficilement. On pense aux catalogues de jouets, où le cadeau idéal pour la fille est une cuisinière et pour le garçon un établi.

jouets-sexues.jpg
Dès la socialisation primaire, les enfants sont initiés à un système inégalitaire

On pense également quand on parle d’antiféminisme ordinaire aux remarques discrètes presque anodines, comme celles à l’encontre de Ségolène Royal. La langue française fait aussi partie de cet antiféminisme ordinaire. Il existe une distinction à l’état civil entre une femme mariée célibataire, qui n’existe pas pour les hommes. De plus, rappelons que la féminisation des noms de métier peut parfois être perçue comme ridicule. Par exemple, certains fonctionnaires du Conseil d’Etat ont le grade de “maîtres des requêtes”, et bien on aurait difficilement vu des femmes s’appelaient “maîtresses des requêtes”.  Enfin, les médias véhiculent souvent, implicitement des remarques misogynes.

La France n’a donc pas tout à fait passé le cap du patriarcat. Si cette désuétude contribue à son charme, cela reste un défi que nous devons relever ensemble !

Une Vème République sexiste?

mars 2, 2008 par asfep
Au moment du changement de constitution, c’est à dire en 1958, le taux de femmes députées est passé de 3% en 1956 à 1.4% en 1958. En fait, jusqu’en 1981, le taux de femmes députées à la libération est toujours supérieur. Pourquoi? La Vème République recrute le personnel politique dans les grands corps de l’Etat, c’est à dire le Conseil d’Etat, la Cour des comptes, l’IGF, le Quai d’Orsay etc… Ces hauts -fonctionnaires sont issus des grandes écoles, dont les concours sont réservés uniquement au sexe fort. Il faut en effet attendre 1972, pour que 7 femmes soient admises à Polytechnique. Ensuite, la nouvelle constitution prévoit un scrutin uninominal majoritaire pour élire les députés. Les candidatures de femmes passent alors de 10% à 2%. Les partis politiques préfèrent, en effet, que ce soit des mâles qui tiennent les circonscriptions un peu réfractaires, rurales. Il est vrai que les potentiels élus dans ces circonscriptions étaient des notables, donc des hommes.Aussi, c’est l’avènement, sur la scène politique, du Gaullisme, alors que le Communisme perd du terrain. Ainsi, moins de femmes sont adoubées pour les élections, puisque le PC était le parti qui présentait le plus de femmes.

Le féminisme, une affaire de droite ou de gauche?

mars 2, 2008 par asfep
Le féminisme est, depuis ses origines, associé à la gauche, et assimilé à une force politique dangereuse pour l’ordre établi. Dès le début du siècle, les socialistes ont inclus l’égalité des sexes dans leur programme. Cependant les radicaux, par crainte du “péril clérical”, se sont montrés hostiles au droit de vote des femmes et ont exercé un blocage déterminant, jusqu’à l’ultime débat sur l’accès des femmes au droit de vote, en 1944. Rappelons qu’au début du siècle l’Eglise perd du terrain en France, alors que les femmes, elles, en gagnent. Plus récemment, c’est bien la gauche, et plus particulièrement le parti socialiste, qui en 1982 demande une ébauche de loi sur la parité. Enfin, c’est toujours le parti communiste qui féminise le plus ses listes électorales.
Cependant, la droite a quand même lutté, moins souvent certes, pour notre cause. Souvenons-nous de Simone Veil (UDF) qui en 1975 légalise l’avortement. Il faut tout de même nuancer le fait que la gauche regroupe les mouvements féministes. Premièrement, la plupart du temps, les mouvements sont apolitiques. Deuxièmement, la gauche a longtemps considéré ces mouvements comme bourgeois, et interdisait à ses militantes de militer pour la cause ouvrière et pour la cause féministe. De ce fait,  la SFIO et le PC considéraient la lutte des femmes comme secondaire, mais importante.
Aussi, les anarchistes réfutent les mouvements féministes, car ils les voient comme puritains et bourgeois (encore et toujours), du fait du combat contre la pornographie etc.
Par contre, l’extrême droite est, elle, clairement antiféministe (anti-tout d’ailleurs), elle associe, avec d’autres facteurs, le féminisme aux maux de la société actuelle.
Donc, l’antiféminisme brouille les frontières politiques. Mais il est juste, selon nous, d’affirmer que le féminisme est l’affaire du “parti du mouvement”, l’opposant à l’ordre établi et au conservatisme.

Non mais!

mars 2, 2008 par asfep
Voyons donc les faits et interessons nous à nos amis européens. Est-ce que des femmes s’investissent en politique? quels sont les chiffres? Tout d’abord, rappelons que les femmes sont peu nombreuses à faire partie du club très fermé des Chefs d’ Etat ou de gouvernement. Pourtant il en existe bel et bien: Mary McAleese, la Présidente irlandaise et Tarja Halonen, Présidente de la Finlande, qui vient d’entamer son deuxième mandat de 6 ans, en sont deux exemples. Son pays, la Finlande, a assuré la Présidence de l’Union européenne, jusqu’en Décembre 2006, ou encore Angela Merkel, l’actuelle Chancelière de l’Allemagne, présidente de l’UE de Janvier à Juin 2007. On remarque que ce sont les pays nordiques qui se rapprochent le plus de la parité, cependant, les femmes restent minoritaires dans toutes les assemblées européennes. La Suède occupe la première place du classement en politique avec 47 % de femmes ministres et un gouvernement paritaire depuis 1994. Et c’est également un autre pays scandinave qui occupe la deuxième marche du podium : la Finlande (42 %). Suivent ensuite le Danemark (37 %), les Pays-Bas et la Belgique avec 37 %. Derrière, une poignée de pays parviennent à quelque 20 % de femmes au sein de leur gouvernement : la Pologne (20 %), le Royaume-Uni (20 %), et la France (19 %).Malte et la Hongrie sont les lanternes rouges de ce classement (9 et 10 %).La France a donc un retard considérable qu’il faut rattraper au plus vite. Cependant la défaite de Ségolène Royal ne favorisera pas l’avancée de la parité. En France, on compte seulement 10,4 % de femmes parmi les conseillers généraux, 12,3 parmi les députés et 16,9 parmi les sénateurs (scrutins uninominaux).

Les chiffres nous montrent qu’il faut réagir pour que la parité soit une réalité en France!

La France, nation des droits de l’Homme… Et les femmes, alors ?

mars 2, 2008 par asfep
Alors que les françaises obtiennent (tardivement) le droit de vote et d’éligibilité en 1944, les femmes ne représentent que 5.7% de l’Assemblée Nationale en 1946 et en 1996, 6.1%, soit une évolution de 0.4% en 40 ans… Ce qui place la France en 1995, à la dernière place du tableau en ce qui concerne la représentation des femmes dans les assemblées législatives européennes. Il y a donc bien matière à secouer et à faire évoluer!
Cependant les groupes féministes, ayant ouvert la marche, revendiquaient le droit à disposer de leur corps et l’accès au travail, les revendications politiques restant pratiquement inexistantes, ce qui fait du monde politique français, un domaine exclusivement réservé aux hommes. Pourtant quelques grandes figures féminines émergent comme par exemple Simone VEIL, qui devient, en 1970, la première femme secrétaire générale du Conseil supérieur de la magistrature. Ou encore, Arlette LAGUILLER, première femme candidate à l’élection présidentielle en France en 1974. Ainsi qu’Edith CRESSON, première femme française Premier ministre en 1991-1992.

Pour une évolution politique, il nous faut une évolution législative. Ainsi, nous assistons à une première tentative de changement par le législateur en 1982, qui constitue aussi la première allusion à la parité. Le texte proposait de mettre en place un principe de quotas des femmes visant à modifier le mode de scrutin municipal. A été d’abord proposé un quotas de 30%, mais c’est finalement 25% qui sera retenu. La loi fut rédigée ainsi: “les listes de candidats ne peuvent comporter plus de 75% de personnes du même sexe”. Les députés votent largement en faveur de cette loi, ainsi que les sénateurs. Cependant, le Conseil constitutionnel qui s’oppose au texte au nom de la constitution qui ne reconnaît que le citoyen sans distinction de races, de sexes et d’origine. Certains sénateurs estiment que ce texte risquerait de fragmenter les citoyens en différentes catégories en leur attribuant des droits différents. Ils refusent donc le principe de discrimination positive ou plutôt (en d’autres termes) que la femme obtienne les avantages d’une loi aux dépends des hommes. Le débat est clos et il faudra attendre 12 ans pour le rouvrir grâce aux pressions d’un réseau associatif très mobilisé.

C’est donc dans ce désir de parité, qu’émergent deux manifestes. Le premier, le manifeste des 577 en 1993, se situe à l’échelle social, en effet cette opération est créée par quelques militantes qui s’étaient fixé le but d’obtenir la signature de 577 citoyens, chiffre symbolique puisque les députés sont 577. On y demandait alors la création d’une loi qui imposerait que “les assemblées élues au niveau territorial comme au niveau national sont composées d’autant de femmes que d’hommes”. Ce geste symbolique constitue alors une base pour la mise en place de la parité puisqu’il s’agissait des citoyens eux -même qui y ont participé.
Le second manifeste, quant à lui, concernait le sommet politique: “Le manifeste des dix pour la parité”, qui est apparu dans l’express le 6 juin 1996. Ce manifeste émane de femmes politiques cette fois-ci: Michèle BARZACH, Frédérique BREDIN, Edith CRESSON, Hélène GISSEROT, Catherine LALUMIERE, Véronique NEIERTZ,Monique PELLETIER, Yvette ROUDY, Catherine TASCAT et Simone VEIL.                                                                                    

Cette mobilisation de femmes politiques, de droite comme de gauche, a sûrement comme origine la démission forcée de 8 des 12 femmes du gouvernement d’Alain JUPPE. Ainsi avant ces démissions le gouvernement comptait 28.5% de femmes ministres, ce qui marquait une légère avancée de la parité à cette époque. De plus, notons que cette parité fut un thème largement traité lors des élections présidentielles de 1995. Cependant, de ces démissions dues au remaniement du gouvernement émanent un paradoxe, puisqu’elles ont lieu en novembre 1995 et l’Observatoire pour la parité est crée en octobre 1995… Cherchez l’erreur.               

C’est alors qu’en 1997, le classement au niveau de l’Union Européenne prouve une fois de plus notre retard : la France occupe l’avant dernière place en ce qui concerne la représentation des femmes dans les assemblées législatives. Le débat, comme nous l’avons dit est relancé, mais pour que la loi de représentation égale des hommes et des femmes aux élections puissent paraître, il faut une modification de la Constitution. Ainsi cette modification est proposée, en 1998, à l’initiative de Lionel JOSPIN, alors Premier Ministre.

Elizabeth GUIGOU, garde des sceaux de l’époque, était donc chargée de créer une loi constitutionnelle permettant de légiférer sur l’égalité des hommes et des femmes. Le texte est voté et accepté par l’Assemblée nationale (82 voix, contre 0). Le texte est alors confié aux sénateurs, et provoque une vive réaction et la montée à la tribune de nombreux sénateurs témoignant leur opposition catégorique: ils refusent la notion de quotas et croient en une évolution lente et naturelle des moeurs. Le texte est donc rejeté par les sénateurs, qui proposent un autre texte impliquant simplement les partis.   

Cependant, le 4 mars de la même année, sous la pression du gouvernement et de l’Assemblée Nationale, le Sénat plie. C’est une victoire! Et le 28 Juin 1999, la loi est votée par le Congrés réunit à Versailles. Ainsi aux articles 3 et 4 de la Constitution de 1958, on ajoute respectivement l’idée de “l’égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et fonction électives” et “les partis et groupements politiques contribuent à la mise en oeuvre de ce principe dans les conditions posées par la loi”.

Enfin, le parlement peut légiférer librement sur la parité et le 21 janvier 2000 est mise en place une loi qui impose la parité dans les différents modes de scrutin. Ainsi, la France est le premier pays au monde à instaurer des mesures coercitives en politique pour faire plier les mentalités.

parite-chiracjospin.jpg
Caricature de Plantu concernant la politque en faveur des femmes du gouvernement de Lionel JOSPIN

La loi sur la parité: les arguments qui s’y opposent toujours

mars 2, 2008 par asfep
Comme nous l’avons dit dans l’article “la France, nation des droits de l’homme… et les femmes, alors?”, la France est le premier pays a instaurer des mesures coercitives pour aller à l’encontre des moeurs, en l’occurrence ici, faire accepter la parité. Cependant; comme pour toutes mesures coercitives, il y a des oppositions:

  • La parité nuirait à l’universalisme, puisque les femmes sont considérées comme un groupe particulier, en quelque sorte favorisé, puisque la loi met en place un certain système de “discrimination positive”. C’est alors que ces mesures coercitives favoriseraient la séparation de la société et irait donc à l’encontre de son unité.
  • La parité encouragerait le différencialisme*.
  • Enfin, pour certains, la parité irait à l’encontre de la République, puisque depuis la loi sur la parité, les partis doivent présenter autant d’hommes que de femmes lors des élections, or nous avons vu que les femmes s’engagent moins facilement que els hommes en politique (voir article: “c’est un fait les femmes s’engage moins facilement que les hommes en politique). Ainsi, il faut parfois aller chercher les femmes, ce qui fait que l’on ne s’engage pas spontanément par convictions. Enfin, la parité ne serait pas républicaine, car, dorénavant, on voterait plus pour le sexe, plutôt que pour les idées. D’ailleurs une femme, Elizabeth BADINTER s’est opposée à la révision de la loi en 1999, car elle la jugeait  “dangereuse”. Elle pense alors que “les françaises préfèrent être choisies pour leur compétences plutôt que pour leur sexe”

    Voici l’interview publiée dans le magasine L’Histoire, où Elisabeth Badinter dénonce la loi sur la parité.

    “La révision constitutionnelle de 1999 qui ne pourra plus être effacée, introduit dans la politique française une philosophie différencialiste ; ce que même les Américains n’ont jamais osé.
       Elle est à la fois une erreur historique et une grave atteinte à la tradition politique française.
       Le législateur a pris le problème de l’inégalité à l’envers. La véritable raison pour laquelle les femmes sont moins nombreuses que les hommes en politique, c’est qu’elles assument 80% des tâches privées.
    Si l’on ouvre la boite de Pandore de la « discrimination positive » en faveur des femmes il est inévitable que d’autres communautés demandent à leur tour à bénéficier d’un quota de représentation dans les Assemblées.
       D’ores et déjà plusieurs associations ont exigé des quota dans l’audio visuelle ou, d’après elles les Noirs sont sous représentés.
       Scandaleuse, la loi paritaire est aussi inutile. Le débat publique sur la sous représentation des femmes a enclencher spontanément une politique volontariste : lors des élections européennes , même les partis les plus conservateurs ont présenté des listes paritaires ayant d’y être contraints par la modification constitutionnelle.
       Soulignons enfin le mépris que la loi paritaire affiche pour la notion historique de mérite républicain. Je suis convaincu que dans leur immense majorité les Françaises préfèrent être choisies pour leur compétences plutôt que pour leur sexe”
       

    Récapitulons

    mars 2, 2008 par asfep

    Alors, vous adhérez à notre cause ? Avouez, tout de même, qu’elle est légitime. Récapitulons, la sous représentation des femmes en politique actuellement s’explique pour différentes raisons.

    Premièrement, la femme est toujours prisonnière de son statut de mère. C’est elle qui se soumet, encore et toujours, le plus aux tâches ménagères. Ses premières préoccupations ne sont donc pas celles de la cité, mais celles de ses enfants, de leur école etc. De ce fait, elle se tourne plus vers les associations de parents d’élèves, caritatives…

    Deuxièmement, la politique semblerait ne pas être faite pour elle. C’est un milieu relativement machiste, et  fermé. Aucun parti n’a totalement pris part à la lutte féministe. Aussi l’évolution des normes et des valeurs est inégale selon les groupes sociaux, et le territoire. Cette évolution est difficile puisque les lois résultent d’une minorité, tout comme les mouvements féministes. C’est avec le temps que les différentes cultures adoptent ces nouvelles valeurs, pratiques culturelles. Il semblerait également que les milieux ruraux sont plus enclins au patriarcat que le milieu urbain. Mais cela change.

    Cependant, tout n’est pas négatif. Déjà, on insiste de plus en plus sur le genre qui est différent du sexe. Même si les mouvements féministes des 50 dernières ont peut-être délaissé les femmes politiques, mais ils ont largement contribué à l’émancipation de la femme, être a part entière. On note aussi, avec les chiffres des dernières législatives une progression qui va dans le bon sens. Pour quelles raisons ne rattraperions-nous pas nos voisins européens en matière de féminisme. La Scandinavie est-elle si différente du cœur de la vieille Europe ?

    Allons ! Continuons cette longue marche vers l’égalité qui ne fait que commencer ! Et maintenant, la parole est à vous messieurs:

    photo-0532.jpg
    Les femmes en politique: une révolution inachevée

    Lexique

    mars 2, 2008 par asfep
    Culture : La notion de culture fait référence à un ensemble de connaissances savantes. Cependant, on y associe parfois les manières de faire, d’agir de penser qui sont propres à une société, à un groupe, à une époque.

    Culture populaire : Elle regroupe les divertissements et la manière d’agir, de vivre, des classes populaires. Cette culture se transmet essentiellement par les médias. 

    Culture savante : Les cultures savantes sont les pratiques culturelles qui sont dominantes et élitistes. Elles nécessitent des connaissances et des savoirs spécifiques permettant de les apprécier. En général, les cultures savantes s’imposent dans une société comme la culture légitime, celle vers laquelle il faut tendre.

    Différencialisme : C’est un courant féministe, pour lequel, l’homme et la femme sont de nature différente. Selon lui, il y aurait une « essence féminine » qui découlerait de caractères féminins innés et justifierait une différence de traitement entre les sexes.

    Genre : Terme insistant sur l’origine sociale et culturelle des différences entre hommes et femmes, et réfute l’idée que les différences sociales proviennent de différences biologiques.

    Matriarcat : Système social et politique où les femmes ont une autorité prépondérante dans la politique et dans la famille, et tiennent une place importante dans l’organisation sociale de la société.

    Norme : Il s’agit d’une règle socialement prescrite qui caractérise une pratique sociale. Les normes sociales sont relatives à la vie sociale, et les normes juridiques concernent les règles et les lois qui régissent la société. 

    Patriarcat : C’est le système opposé du matriarcat. L’homme ou le père tient une place beaucoup plus importante que la femme dans l’organisation sociale

    Rôle : Comportement prescrit par le statut de l’individu. Un rôle doit être joué car il correspond à des attentes.

    Socialisation primaire : C’est l’apprentissage des normes et des valeurs qui s’effectue dans la famille lors de la petite enfance.

    Statut : Position occupée dans la société et qui commande un ou plusieurs rôles précis.

    Valeurs : Principes qui déterminent l’action des individus. 

    Bibliographie

    mars 2, 2008 par asfep

    ·        Internet : sites web 

    Dassonville, Stéphane. Féminisme : les mouvements féministes des années 60’ à nos jours [en ligne]. Mis à jour le 28 février 2001 [consulté en janvier 2008]. Disponible sur : http://www.penelopes.org/archives/pages/docu/memoire/mouv2.htm.

    Mossuz-Lavau, Janine, Les Françaises à la conquête du politique [en ligne]. MAEE [consulté le 4 janvier 2008]. Disponible sur : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/article-imprim.php3?id_article=24363.

     Neau, Isabelle. Le mouvement français pour la parité en politique [en ligne].Institut d’Etudes Politiques de Rennes, année 2000-2001 [consulté en février 2008] Disponible sur : http://www.rennes.iep.fr/IMG/pdf/Neau.pdf. 

    Conseil économique et social, assemblée consultative placée auprès des pouvoirs publics, Ecritel, [consulté le 9 novembre 2007]. Disponible sur : http://www.conseil-economique-et-social.fr/.

    Ministère de la parité et de l’égalité professionnelle [en ligne]. Ministères des Solidarité, de la Santé et de la Famille, [consulté le 9 novembre 2007]. Disponible sur : http://www.femmes-egalite.gouv.fr/index.htm.

    Observatoire des inégalités [en ligne], [consulté le 14 novembre 2007]. Disponible sur : http://www.inegalites.fr/.

          ·        Ouvrages 

    Allaire, Martine. Education Civique 3e. Hatier, 2003. Chap. 7, Les débat de la démocratie, p. 90-99. ISBN 2-218-74188-1.

    Autain, Clémentine. Les droits des femmes. Milan, février 2003. 63 p. ISBN 2-7459-0838-3.

    Bard, Chritsine, Un siècle d’antiféminisme. Fayard, 1999, chap. 16-17. p301-328. ISBN 2-213-60285-9.

    Brunetière, Valérie, Images actuelles du sexisme ordinaire, In Bard, Christine, Un siècle d’antiféminisme. Fayard, 1999, 481p. ISBN 2-213-60285-9.

    Cohen, Albert. Sciences Economiques et Sociales 1ère ES. Bordas, 2005. Chap. 13, Construction des normes, et contrôle social, p.310-333. ISBN 2-04-7320240-2.

    Defebvre, Christian, Le cahier du citoyen 5e, Hachette Education, 2003. Chap. 16, Le refus du sexisme, p.30-32. ISBN 2-01-125382-9.

    Galland, Oliver, La nouvelle société française. Armand Colin, 2001, 287p. ISBN 2-200-01929-7.

    Rollet, Brigitte, Pour une histoire des antiféministes, In Bard, Christine, Un siècle d’antiféminisme. Fayard, 1999, 481p. ISBN 2-213-60285-9.

    Roux, Marie-Claire, Citoyenneté des femmes. Pemf Ados, 2000, 64p. Regards sur le monde. ISBN  2-84526-103-9.

    ·        Périodiques 

    Chemin, Anne. Il y a soixante ans, les Françaises votaient pour la première fois. Le Monde, vendredi 29 avril 2005, n°18743, p.10.

    Badinter, Elisabeth. Interview, L’histoire hors série, juillet- août 2000, n°245, p.106 

    Fournier, Martine, Masculin- féminin : la nature du genre. Sciences Humaines, janvier 2007, n°178, p.50-51.

    Hivert, Anne- Françoise. France : trois générations, une révolution. Phosphore, mars 2005, n°285, p.36.

    Gerbaud Dominique. Où en est la parité hommes- femmes ?. Les Dossiers de l’actualité, Avril 2001, n°34, p.2.

    Jarreau, Patrick / Le Boucher, Eric. Le choc Matignon. Le Monde 2, 18 avril 2004, n°14, p.87.

    Karlin, Elise. La percée politique. L’Express, semaine du 8 au 18 mars 2007, n°2905, p.50.

    Krémer, Pascale, Une famille en révolution. Le Monde dossiers et documents, mai 2001, n°298, p.6.

    Legrand, Christine. A la maison, c’est pas encore ça… . Les Dossiers de l’actualité, Avril 2001, n°34, p.3.

    Mandraud, Isabelle / Zappi, Sylvia, A gauche comme à droite, les femmes ne veulent pas faire tapisserie en 2007, Le Monde, 25 Octobre 2005, n°18895, p.8.

    Mossuz-Lavau, Janine, La parité homme/femmes en politique : bilan et perspectives. Population et Sociétés, mars 2002, n°377.

    Paoletti, Marion. Liberté, féminité, parité. Le Monde, dimanche 10-Luni 11 décembre 2006, n°19246, p.17.

    Pene, Clémence. La parité ou presque en régions. L’Express, semaine du 8 au 18 mars, n°2905, p.51.

    Perrot, Michelle. Guerre des sexes et lutte des classes. L’histoire hors série, juillet- août 2000, n°245, p74-77.

    Perrot, Michelle. Liberté, égalité, parité!. L’Histoire hors série, juillet- août 2000, n°245, p.104-107.

    Rouden, Céline. Les femmes arrivent au pouvoir par les urnes. Les dossiers de l’Actualité, mars 2006, n°83, p.4 -5.

    Rossigneux, Aude. Parité : peut mieux faire… L’Express, semaine du 7 au 13 mars 2005, n°2801, p.62-63-64-65.

    Sineau, Mariette, Sur le sentier de la parité. Le Monde 2, 18 avril 2004, n°14, p.88-89. 

    Scott, Joan, Les femmes sont des hommes politiques comme les autres. Sciences Humaines, janvier 2006, n°167, p18-20.

          ·        Documents audiovisuels 

    Loubeyre, Nathalie (réal.). Egalité ou parité ?. La Cinquième / CNDP, 2000. 1 DVD, 13 min. L’Esprit des lois.

    ·        Illustrations 

    Chap, Caricature du matriarcat. In Bard, Christine, Un siècle d’antiféminisme. Fayard, 1999, 481p. ISBN 2-213-60285-9.

    DR. Manifestation de mouvements féministes contre les mannequins vivants dans les vitrines d’un grand magasin parisien [photo]. In Evangile et libertés : dire Dieu aujourd’hui. Nouveaux courants de théologie [en ligne], Michel Jas, août- septembre 2007[consulté en février 2008]. Disponible sur : http://www.evangile-et-liberte.net/elements/numeros/201/article8.html. 

    La grande récré, catalogue de jouets hivers 2004/2005 In Cohen, Albert. Sciences Economiques et Sociales 1ère ES. Bordas, 2005, p.120. ISBN 2-04-7320240-2.

    Moulinex, Publicité In Moulinex libère la femme [en ligne] Mon bô robot [consulté le 16 janvier] Disponible sur : http://monborobot.over-blog.com/article-3434556.html.

    La grande récré, catalogue de jouets hivers 2004/2005 In Cohen, Albert. Sciences Economiques et Sociales 1ère ES. Bordas, 2005, p.120. ISBN 2-04-7320240-2.

    Moulinex, Publicité In Moulinex libère la femme [en ligne] Mon bô robot [consulté le 16 janvier] Disponible sur http://monborobot.over-blog.com/article-3434556.html.

    Plantu, Caricature sur la discrimination à l’embauche In Defebvre, Christian, Le cahier du citoyen, Hachette Education, 2003. Chap. 16, Le refus du sexisme.

    Plantu, Caricature à propos de la loi sur la parité In Education Civique 3e. Hatier, 2003. Chap. 7, Les débat de la démocratie, p. 90-99. ISBN 2-218-74188-1.

    Plantu, Caricature à propos des femmes en politique. In Femmes en politique : une révolution inachevée. Le Monde, mars 2005, n°18698, p.1.