La société française, une société sexiste?

By asfep
Pour ne pas tomber dans les accusations gratuites, prenons un exemple concret : Les Etablissements publics de coopération intercommunales (EPCI):
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On constate ici, que 56.1% des EPCI, regroupant moins de 5 000 habitants, ont comme directrice administrative une femme. Alors que seulement 4% des EPCI regroupant plus de 200 000 habitants ont une femme comme directrice. Le constat est clair : plus les EPCI sont importantes, moins il y a de femmes à leur tête. Pour Janine Mossuz-Lavau, cela est du au fait que « dans les petites structures où le poste de direction administrative implique un travail d’administration générale et de secrétariat, on fait volontiers de la place aux femmes »,  alors que quand les tâches deviennent politiques ou se tournent vers le management, on fait appel au « sexe fort ». Le seul, le vrai, l’unique!

Si on s’attarde un peu plus sur le tableau, on remarque que la part de femmes présidentes pour les EPCI oscille toujours entre 3% et 6% environ. La femme n’a donc pas l’honneur d’avoir les honneurs…Il est, nous l’admettons, exagéré de dire que la France est sexiste. Comme tous les pays du sud de l’Europe, la culture est légèrement machiste. Et nous bénéficions aussi de la culture gréco-latine, où la place de la femme est Ô combien enviable : au gynece !

La France a également derrière elle un long passé rural qui a beaucoup influencé la politique. En effet, on sait que le Sénat a longtemps été conservateur car majoritairement élu dans les milieux reculés, ruraux, parfois sceptiques faces aux nouvelles idées. Il n’est pas nécessaire de préciser qu’à 6 reprises le Sénat a refusé de voter la proposition de loi en faveur du vote féminin, alors que l’Assemblée nationale avait voté majoritairement pour, dans les années 1930. C’est la raison pour laquelle depuis quelques années, nous soutenons les diverses lois qui visent à faire évoluer ces mentalités très françaises, d’un autre temps, semble-t-il. 

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