L’antiféminisme, une crise identitaire?

By asfep

Avant de s’attaquer à l’antiféministe, il serait bon de définir le féministe.C’est Alexandre Dumas (fils) qui a utilisé le mot “féministe” le premier, dans un pamphlet à la fin du XIXème siècle. Un féministe était un sujet qui souffrait d’une féminisation pathologique. Autant dire, que “féministe” allait devenir un terme péjoratif. Cette définition souligne néanmoins la peur principale des antiféministes, à savoir l’indifférenciation des sexes. Le député radical Lafagette dira, d’ailleurs, en 1925 “le féminisme, c’est à dire cette confusion des sexes qui tend non plus à l’équivalence des genres*, mais à leurs identités. Cette peur est renforcée par la mode vestimentaire des années 20-30: la Garçonne. Cette mode est incarnée en partie par des homosexuelles.

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Le matriarcat caricaturé, ou les conséquences de l’émancipation de la femme

Ainsi la lesbophobie et l’antiféminisme vont se rejoindre, et on vaconsidérer unanimement le féminisme comme contre-nature et immoral.On accuse les féministes d’être responsables du désordre des moeurs. Ces dernier prônent, en effet, au début du siècle la stérilité volontaire: le droit à la femme de disposer de son corps… Comme, à l’époque, l’évolution du rôle* de la femme est rapide, quelques soient les genres, et que la France connaît un grave déclin démographique, les antiféministes tentent d’enrayer ces nouvelles idées.  

Cependant, si l’antiféminisme est synonyme d’angoisses réelles, on peut se demander s’il est uniquement identitaire ?

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